
Autre titre: The Birth of Family (2006)
Réalisateur : Kim Tae-Yong
Genre : Famille, Drame
Durée : 113 mins
Pays : Corée du Sud
Année : 2006
Acteurs : Mun So-Ri, Uhm Tae-Woong, Go Du-Sim,
Gong Hyo-Jin, Kim Hye-Ok, Bong Tae-Gyu, Jeong Yu-Mi
Synopsis et critique cinemasie:
Co-auteur du sidérant Memento Mori réalisé voilà sept ans, Kim Tae-Yong use de nouveau de son talent en réalisant cet excellent Family ties, petite perle d'humour grinçant et de romantisme, généreuse dans sa thématique abordée (relations intra familiales) et particulièrement intéressante dans sa mise en scène. L'histoire met en avant deux histoires sous-jacentes qui finalement ont chacune un parallèle, une cohérence : les retrouvailles tumultueuses entre un frère et sa soeur dont le premier débarque sans prévenir après cinq ans sans donner la moindre nouvelle. Joyeux, naïf, presque simplet et surtout irresponsable, son personnage est en parfaite contradiction avec celui de sa soeur en proie d'un mal être et d'un véritable malaise avec sa mère.
La seconde histoire raconte quant à elle les aventures amoureuses du jeune frère de Mira quelques années plus tard. Les deux histoires finissent par se rejoindre et créent ainsi cette cohérence recherchée, cet assemblage parfaitement sensique. L'une des qualités de Family ties est à mettre à l'actif de l'interprétation convaincante, de la fluidité du récit alternant séquences drôles au possible (l'accueil du petit frère chez la famille de celle qu'il aime) et d'autres plus fortes (les errances de Mira, les pétages de plombs sentimentaux de son petit frère). De plus, le métrage est soutenu par une bande-son tout simplement géniale, loin de la mièvrerie attendue pour le drama de base coréen, on ne remerciera jamais assez Cho Sung-Woo pour son travail pertinent et de qualité. En réalité, Family tiesc'est du cinéma complet à tous les niveaux, malgré quelques passes stylistiques superflues (le feu d'artifice de fin) qui n'apportent pas grand chose de plus à ce métrage bouleversant venu tout droit du pays du matin calme. Le cinéma coréen recèle d'une poignée de réalisateurs à suivre de près, la preuve ici. (Carth)