La traversée du temps est une béatitude visuelle, possédant un charme irrésistible dans son graphisme. Tout au long de cette fiction, une sorte de félicité environnante nous submerge. Ce film émane une envie de vivre ; vivre au japon. Makoto n’est pas l’archétype d’une jeune lycéenne. Pourtant idéale, charmante, insouciante, elle a sa propre personnalité. A ses côtés, les personnages secondaires sont eux aussi attrayants, l’on s’y attache, composant un macrocosme idyllique. Le rythme nonchalant mis en scène nous permet de se projeter dans ce monde lycéen, suivre d’un regard complice les péripéties de notre héroïne. Le voyage dans le temps, thème récurrent qui fut mainte fois adapté en long métrage est ici sublimé.
La conclusion non convenue apporte une maturité qui n’existe dans aucun film. Sensible, drôle, émouvant : ce mets est un rafraîchissement sans modération.
